Blessure et
Performances Sportives

Pour un athlète, le moment d’une blessure peut-être une période difficile, car son élan de recherche de performances est stoppé et la saison peut-être partiellement ou totalement affectée. L’impact psychologique peut-être important car le sportif peut passer par plusieurs états : doutes, remise en question, baisse de l’estime de soi, colère, tristesse voire même de la dépression.
La gestion des blessures dans les sports collectifs est également importante car parfois la victoire finale ne reviens pas forcément aux équipes ayant les meilleurs joueurs mais aux équipes ayant été le moins touchées par les blessures.
L’accompagnement et la prise en charge pluridisciplinaire (médicale, physique, diététique, mentale…) est fondamentale afin d’optimiser la récupération, car une fois blessé, l’objectif et de revenir à son meilleur niveau.

1. Les origines de la blessure

On constate qu’il n’y a pas uniquement des facteurs physiques à la survenue d’une blessure (ex : surentraînement, défaillance de l’équipement, mauvaises conditions de jeu…), on note aussi de plus en plus des facteurs psychologiques (stress, anxiété, personnalité…)
Selon le modèle de « Williams et Anderson, 1998), les chercheurs ont identifié trois facteurs psychologiques pouvant jouer un rôle sur la survenue des blessures :
– La personnalité
– Le Stress de la vie courante
– Les ressources de « coping » qui sont les moyens de faire face : gestion du stress, soutien social…)

Ces trois facteurs peuvent avoir une influence sur la « réponse au stress » du sportif, c’est-à-dire que pour chaque compétition, une évaluation sera faite par l’athlète, et si les exigences de la situation dépassent les ressources de ce dernier, alors la réponse au stress sera importante et pourra favoriser le risque de blessure

2. Les stratégies de gestion de la blessure

« Les sportifs qui guérissent le plus vite sont ceux qui font le plus appel à la fixation d’objectifs, aux stratégies de monologue intérieur et à l’imagerie de guérison » Ieleva et Orlick
– La fixation d’objectifs : Etablir des objectifs clairs et quantifiés est le premier critère de réussite. On note les objectifs de résultats (date de reprise et les différents étapes nécessaires) et les objectifs de moyens (ils correspondent au travail à fournir lors de chaque étape)
– Les stratégies de monologue intérieur : Adopter un monologue intérieur positif vient compenser le manque de confiance consécutif à la blessure. Le monologue intérieur positif permet de chasser les pensées négatives génératrices de stress et d’anxiété.
– L’imagerie mentale : elle permet au sportif de maintenir son niveau technique grâce à la répétition de séance d’entrainement même en étant immobilisé par la blessure.
– La relaxation : Elle va permettre tout d’abord de gérer le stress et donc de diminuer le risque de blessure. Elle permet également une meilleure récupération grâce à un sommeil de qualité et permet de soulager la douleur en réduisant les tensions.

3. L’accompagnement du blessé

– Objectifs : prendre en compte la problématique psychologique (refus, colère…), anticiper la perte de confiance et favoriser l’acceptation et la réorganisation
– S’appuyer sur l’autodétermination :

  • Avoir connaissance d’un échéancier précis pour activer le projet (ex : protocole de soin, combien de jours sans marcher…)
  • Construire des objectifs intermédiaires en planifiant chaque étape
  • Activer la rééducation grâce à l’imagerie de guérison et à la relaxation : mieux récupérer, mieux dormir, soulager la douleur, gérer son stress
  • Maintenir son niveau technique par la répétition mentale
  • Préparer la reprise de façon réaliste, planifier la reprise comme uns simple étape et non comme un aboutissement